Après deux heures de marche dans cette purée d'poix, j'arrive enfin sur une petite surface plate, et j'en avais marre. J'ai alors monter le bivouac. Pas la peine de continuer dans ces conditions, je n'arriverais jamais ou je voulais aller. Ce serra pour l'année prochaine au moment des premières neiges. Temps pi.
Donc, je monte le bivouac tant bien que mal, je change mes vêtements mouillés contre des secs, me couche, ferme la tente pour ne plus voir tout ce blanc et essayer de me réchauffer.
Mais je me sens trop mal et n'y arrive pas. J'ai trop mal au crâne et aux yeux.
17 heure 30, et il fait déjà -5°. Ce qui promet du -10 à -12° dans la nuit. Cool c'est ce que je voulais.
Sans être malade, me faire une boisson bien chaude et manger aurait été simple, et après j'étais tranquille et requinquer. Mais là....
17 heures, le bivouac était monté. Trois quarts d'heure plus tard je me pelais toujours autant, et du coup j'appréhendais la nuit à venir.
J'aperçois une éclaircie à travers la toile de tente, je met environ 15 secondes à réfléchir ... je calcule ... la nuit commence à tomber, trois bon quarts d'heure pour tout replier en comptant que je marche au ralenti, plus une bonne heure et demi pour le retour, ça me fait arriver à la voiture vers 20 heures. Ce qui m'ennuie, ce n'est pas de marcher la nuit, c'est surtout d'avoir le temps de tout replier et de franchir le plus gros du devers, là ou je suis en travers de la pente sans aucun appuis et ou les raquettes n'accrochent pas ... Bref, si je veux rentré c'est maintenant ou jamais .... .... JE REEEENTRE !!!!!